Auteur : Haruki Murakami
Titre VO : Noruwei no Mori
Traduction : Rose-Marie Makino-Fayolle
Genre : Roman contemporain
Edition : Belfond
Parution : 1987 (Japon) 2007 (France)
Pages : 465
Prix : 19.90 euros
Acheter la ballade de l'impossible
Résumé
Watanabé est seul dans un avion. Une chanson passe, " Norwegian Wood " des Beatles. Il se souvient. 1969. Watanabé rencontre Naoko, l'ex-amoureuse de son seul ami, mort depuis, suicidé. Il se retrouvent, se reconnaissent, se réconfortent et s'aiment. Watanabé a deux maîtresses. Naoko et Midori. La première, blessée, rencontre des difficultés : à la vie elle préfère l'exil et choisit de se retirer dans un lieu de repos. Contrairement, la seconde croque son existence avec entrain.
Mon avis
C'est une mangifique histoire que nous livre Haruki Murakami, un récit à la fois prenant, sublime et très dur par moment. Ce roman aux allures autobiographiques nous décrit la douleur d'une adolescence perturbée par la mort et tout ce que la vie peut apporter de bon et de mauvais. Murakami sait nous donner ces émotions contradictoires et c'est ce qui en fait un roman extraordnaire.
Style
Le style est très agréable, surtout au niveau de la description de l'ambiance et du décor.
Extrait
Une fois mis en mots, cela paraît banal, mais à ce moment-là, ce nétait pas sous forme de mots, mais d'une masse d'air que je le ressentais à l'intérieur de mon corps. La mort existait aussi à l'intérieur du presse-papiers, comme dans les quatre boules rouges et blanches alignées sur le billard. Et nous vivions en en inhalant les fines particules à l'intérieur de nos poumons.
Jusqu'alors, j'avais toujours considéré la mort comme une
existence indépendante, complètement séparée de la vie. En d'autres
termes : "Il arrive un jour où la mort nous prend forcément dans ses
bras. Mais en revanche, elle ne nous prend jamais avant le jour où elle
le fait." Je trouvais que mon raisonnement était d'une logique à toute
épreuve. La vie était de ce côté, la mort de l'autre côté.
Mais à partir de la nuit de la mort de Kikuzi, il ne me fut plus possible désormais de penser à la mort (et à la vie) de façon aussi simple. La mort n'est pas une existence située tout au bout de la vie. La mort faisait déjà partie de ma vie dès le départ,c'est un fait qu'il m'était impossible d'ignorer, que je le veuille ou non.
Mais à partir de la nuit de la mort de Kikuzi, il ne me fut plus possible désormais de penser à la mort (et à la vie) de façon aussi simple. La mort n'est pas une existence située tout au bout de la vie. La mort faisait déjà partie de ma vie dès le départ,c'est un fait qu'il m'était impossible d'ignorer, que je le veuille ou non.
A lire!

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